Psychologie et Psychiatrie

Le développement intellectuel de l'enfant, d'après Jean Piaget

Jean Piaget
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Les différentes conceptions de l'intelligence
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Les schèmes
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L'adaptation grâce aux processus d'assimilation et d'accomodation
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Les stades

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Le stade sensori-moteur
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Le stade pré-opératoire
La fonction symbolique
La prépondérance de la pensée égocentrique
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Le stade opératoire concret
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Le stade opératoire formel

 

Jean Piaget, ça vous dit quelque chose ? Si ce n’est pas le cas, j’ai presque envie de dire « tant mieux ! » parce qu’en école d’orthophonie, dès qu’on commence à en entendre parler, on entre sans le savoir dans le 7ème cercle des enfers (celui réservé aux violents, et, dans le cas présent, ceux qui le sont envers eux-mêmes, c’est-à-dire les masos).

Jean Piaget

Jean Piaget était à la fois biologiste, psychologue et épistémologue (philosophe des sciences). Il a foulé cette bonne vieille planète entre 1896 et 1980. Je vous passe la biographie, mais on a deviné la graine de génie qu’il pouvait être quand à 11 ans, il rédigea un article à propos d’un moineau albinos aperçu dans un parc (si, si !).

Ce brave monsieur s’est intéressé à l’intelligence, à l’instar de son collègue Binet (vous savez, celui qui a inventé le test de QI et qui, lorsqu’on lui a demandé de définir l’intelligence, a répondu avec un aplomb fantastique que c’était ce qu’évaluait son test ! De toute façon, si vous avez lu Werber, vous savez que les tests d’intelligence ont pour but de montrer que les personnes intelligentes sont celles qui ont un esprit identique à l’esprit des… inventeurs de tests d’intelligence !).

Les différentes conceptions de l'intelligence

Avant qu’il n’y mette son grain de sel, deux courants s’entredéchiraient pour expliquer comment se constituait l’intelligence. Pour les uns, l’intelligence était une structure pré-établie par transmission génétique : ceux-là étaient du courant innéiste. En face, se tenait le courant behavioriste qui estimait que l’environnement avait un rôle prédominant et que l’intelligence résultait uniquement de l’expérience.

Piaget, qui entretemps avait finalement laissé tomber ses moineaux et ses mollusques (j’ai oublié de vous dire que c’était aussi un malacologiste renommé), pour étudier les enfants, proposa alors un nouveau point de vue : la conception constructiviste. D’après lui, l’intelligence est un cas particulier d’adaptation biologique, c’est-à-dire qu’elle n’est pas innée mais se construit progressivement : elle est le résultat d’une série d’adaptations biologiques à des milieux changeants (ça va, je n’en ai pas perdu en route ?). En somme, l’intelligence n’est pas le résultat d’une accumulation : l’individu la construit par ses propres actions. Il y a donc une interaction entre l’inné (les structures mentales) et l’acquis (la prise en compte de l’environnement).

Pour étudier la façon de raisonner des enfants, Piaget a progressivement amélioré sa méthode. Au départ, il a essayé l’observation pure mais comme ça ne permettait pas d’étudier tous les enfants dans des conditions identiques, il a dû leur faire passer des tests… ce qui était assez artificiel. Finalement, il a mis au point sa méthode clinique en s’inspirant des psychiatres : le principe était de faire  manipuler des objets aux enfants puis de leur demander de justifier la façon dont ils s’y étaient pris. En gros, il a mis en place un véritable dialogue avec l’enfant.

Les schèmes

Avant d’aller plus loin, il faut que je vous explique ce qu’est un schème. Un schème, c’est un ensemble organisé de mouvements ou d’opérations (un schéma mental) ou, si vous préférez la définition de l’encyclopédie Encarta, il s’agit d’une  « structure mentale sous-jacente qui organise (une conduite, une action ou un processus). » Agir, c’est donc coordonner des schèmes entre eux.

L’enfant naît avec des schèmes réflexes (il n’a pas besoin de les apprendre, ils sont déjà là) : le réflexe de succion, le réflexe d’agrippement, le réflexe de Moro… (vous trouverez ici une vidéo les présentant – excusez la présentatrice, elle est un peu constipée : constipée : http://www.youtube.com/watch?v=mqNcQE3zZyQ&feature=related).

Avec le temps, l’enfant va acquérir des schèmes de plus en plus élaborés : les schèmes moteurs (tirer, pousser…) seront suivis par des schèmes opératoires (classer, mesurer…). L’enfant pourra aussi associer plusieurs schèmes dits primaires pour atteindre un but : il créera ainsi des schèmes secondaires.

L'adaptation grâce aux processus d'assimilation et d'accommodation

C’est en expérimentant, en agissant sur le monde, que l’enfant va découvrir les propriétés de son environnement. En effet, lorsqu’il est confronté à un problème, l’enfant se trouve dans une situation de déséquilibre qui le met face à un conflit cognitif (lorsqu’il découvre que sa conception des choses n’est pas en concordance avec la réalité à laquelle il est confronté, il se rend compte que quelque chose ne va pas, qu’il doit s’ajuster). Il va alors s’adapter grâce à un processus d’équilibration qui se déroulera grâce à deux processus complémentaires :

               - l’assimilation : il tente d’agir sur le monde en fonction des schèmes qu’il a déjà élaborés (par exemple, il va se rendre compte que pour attraper son hochet, il suffit de tendre sa main et de refermer ses doigts dessus : il va alors le faire avec tous les objets qu’il voudra attraper)

-                 - l’accommodation : il modifie ses schèmes en fonction de la réalité extérieure  (par exemple, si ce même enfant veut attraper un ballon de plage, il va rapidement se rendre compte que ce n’est pas possible avec une seule main et découvrira éventuellement comment tenir le ballon entre ses deux mains).

Ainsi, l’intelligence se construit progressivement par ce jeu d’équilibration continuelle, grâce à la confrontation avec l’environnement. Mais cette construction ne se fait pas n’importe comment : l’enfant devra passer par différents stades en suivant un ordre précis.

Les stades

Le stade sensori-moteur : http://www.youtube.com/watch?v=cYzcGw6QoF4&feature=related

Le premier stade est dit « sensori-moteur «  et s’étend de l’âge de 0 à 2 ans. A ce stade, l’enfant n’est pas conscient de sa propre existence : il ne se différencie pas de son environnement, il n’est pas conscient de sa propre enveloppe corporelle. Pour lui, rien d’autre n’existe en-dehors de sa perception et de son action. Il vit dans le présent, n’a pas de représentation mentale (c’est une intelligence sans pensée). Ainsi, les relations qu’il entretient avec le monde qui l’entoure dépendent entièrement des mouvements qu’il fait et des sensations qu’il éprouve : chaque nouvel objet est touché, manipulé, goûté,… pour en comprendre les caractéristiques.

Deux choses importantes se produisent à ce stade :
-              - l’enfant prend conscience de son état de sujet
(si ce sujet vous intéresse :
http://www.9moisavectoi.com/il%20grandit/psychoa5.htm)

-              - l’enfant découvre la permanence de l’objet c’est-à-dire qu’il se rend compte que les objets continuent d’exister même s’il ne les perçoit pas avec l’un de ses 5 sens
(si vous voulez connaître les différents stades d’acquisition de la permanence de l’objet :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Permanence_de_l%27objet)   

Voici une vidéo illustrant la notion de permanence de l’objet : http://video.google.fr/videoplay?docid=-4958684466064517394&ei=NzM2S4aZENTQ-Qav7v39Dg&q=conservation+piaget&hl=fr&view=3&client=firefox-a#docid=-2179083343900460788

La maman montre un objet à Lucille, 6 mois (ma parole, mais c’est une canette de bière ???) puis le cache sous une serviette de sorte que l’enfant ne le voie plus du tout : Lucille ne le cherche pas, car elle n’a pas acquis la permanence de l’objet, c’est-à-dire qu’elle pense que, puisqu’elle ne voit plus l’objet, alors cet objet n’existe plus. Elle n’a donc pas l’idée de soulever la serviette, alors que tout s’est déroulé devant ses yeux.

L’expérience est reproduite alors que Lucille a 10 mois : cette fois-ci, elle retire la serviette pour récupérer l’objet ; elle le fait d’ailleurs à chaque fois que l’on fait l’expérience. Elle a donc acquis la permanence de l’objet : elle sait maintenant que l’objet existe toujours, même si elle ne le perçoit pas.

 Le stade pré-opératoire :

Le stade pré-opératoire concerne l’enfant de1 an ½  - 2ans à 7 ans. Là encore, il y a deux notions fondamentales :

-            -   l’émergence de la fonction symbolique

           -  la prépondérance de la pensée égocentrique

          La fonction symbolique

La pensée symbolique permet à l’enfant d’évoquer mentalement des objets (ou des événements) au moyen de signes ou de symboles : il devient donc capable de se représenter une action dans sa tête (il est capable de représentation mentale).

La fonction symbolique nous intéresse particulièrement en orthophonie puisque c’est grâce à elle que va pouvoir apparaître le langage ! En effet, le langage est, par définition, l’évocation d’objets absents. Peut-être avez-vous déjà entendu parler de la relation entre le signifiant et le signifié. Le signifiant, c’est le mot ; et le signifié, c’est ce que désigne ce mot, c’est le concept. La relation entre le signifiant et le signifié est arbitraire : par exemple, la femelle du taureau est désignée sous le terme « vache », mais on aurait très bien pu choisir un autre mot (un autre signifiant), comme « praka » ou « bibadu »… mais non, on a choisit « vache ». Ca fait bien deux minutes que je vous parle de vache, et je ne me pose même pas la question de savoir si vous savez de quoi je parle : c’est évident, nous parlons la même langue, c’est un système commun (ça aussi, il faudra que l’enfant le comprenne : dans les premiers temps où il apprendra le langage, il donnera n’importe quel nom aux choses, pensant que tout le monde le comprend…). Par ailleurs, je n’ai pas eu besoin de vous montrer de vache pour que vous sachiez à quoi ressemble une vache : dès que vous avez lu ce mot, Marguerite s’est tout de suite imposée à votre esprit. Et ça, vous y arrivez grâce à la représentation mentale. Voilà pourquoi la fonction symbolique est primordiale pour le développement du langage. Pour résumer, la fonction symbolique (ou pensée symbolique) c’est le fait d’être capable de se représenter mentalement quelque chose qui est absent par un signifiant (un signifiant est quelque chose qui sert à représenter quelque chose d’absent) sous forme de symbole ou de signe. Si ce sujet vous intéresse, vous pouvez jeter un œil aux documents suivants :

http://joel.martine.free.fr/Pedagogie%20philo/Fonction%20symbolique.rtf

http://circ37-tours-centre.tice.ac-orleans-tours.fr/eva/IMG/doc/CONF_DEVELOPPEMENT_DU_LANGAGE_CHEZ_L_ENFANT.doc

 
Si vous avez compris tout mon baratin sur la fonction symbolique, vous êtes très certainement capable de trouver d’autres exemples de manifestation de cette fonction symbolique.

Qu’est-ce qui, mis à part le langage, consiste à se représenter mentalement une chose que l’on va ensuite représenter par un symbole ou un signe ?

Eh bien, il y a l’imitation différée. Avant, pour imiter, l’enfant avait besoin de la présence de ce qu’il imitait (pour pouvoir imiter le chat, il avait besoin de voir le chat) mais, maintenant, il est capable de le faire avec un délai : cela implique que l’imitation n’est pas seulement différée mais intériorisée. L’enfant va donc s’amuser à imiter tout ce qui l’entoure et particulièrement les adultes : il commence à jouer à la dînette, porte le sac à main de maman…

La fonction symbolique permet aussi au dessin d’apparaître. Si vous voulez en savoir plus sur l’évolution du dessin chez l’enfant, je vous propose de jeter un œil ici : http://www.magicmaman.com/,suivez-votre-enfant-au-travers-de-ses-dessins,118,461.asp

ou encore ici (si vous voulez aller un peu plus loin) : http://www.ac-grenoble.fr/artsvisuels26/enfant_dessin_%20les_activites_plastiques.pdf

Enfin, avec la fonction symbolique, apparaît également le jeu symbolique ou jeu du « faire semblant », c’est-à-dire que l’enfant va se servir d’objets pour en représenter d’autres : une boîte pourra représenter une voiture ou une maison… C’est là qu’on va voir l’enfant reproduire avec ses poupées des événements auxquels il a assisté.


 
            La prépondérance de la pensée égocentrique

Attention aux confusions : la pensée égocentrique n’est pas le fait de ne penser qu’à soi…

La pensée égocentrique est une caractéristique intellectuelle qui consiste à privilégier son propre point de vue sur les autres points de vue possibles (non seulement les points de vue d’autrui mais aussi les points de vue que l’on a eu auparavant) : l’enfant ne conçoit que très difficilement qu’il puisse exister un autre point de vue sur la réalité que celui qu’il adopte au moment où on l’interroge. Il prend toujours sa perception immédiate pour absolue. Il est persuadé qu’on voit les choses de la même façon que lui et que la façon dont il voit le monde est forcément la bonne.

Cette pensée égocentrique se manifeste dans le langage : quand l’enfant parle, il n’a pas pour but d’échanger avec les autres, il parle pour lui-même (même en groupe, on se rend compte que l’enfant parle surtout par monologues). Le langage égocentrique précède le langage socialisé, et plus il diminue, plus le langage socialisé augmente.

Puisque l’enfant se fonde uniquement sur ses perceptions immédiates, son activité psychique est commandée par une attitude spontanée : il ne se fie qu’aux apparences, il est incapable d’analyser. D’autre part, il est incapable de comprendre que même si un objet change, il conserve ses propriétés physiques : pour illustrer ce phénomène, je vous ai déniché une vidéo (http://video.google.fr/videoplay?docid=-4958684466064517394&ei=NzM2S4aZENTQ-Qav7v39Dg&q=conservation+piaget&hl=fr&view=3&client=firefox-a#) où l’on voit une psychologue faire passer à sa fille un test élaboré par Piaget (les tâches de conservation). Le souci, c’est que la vidéo est en Anglais donc pour les personnes qui ne sont pas très à l’aise avec la langue de Shakespeare, j’ai fait une traduction maison :

La psychologue présente à l’enfant deux petits verres identiques avec la même quantité d’eau, et dit à l’enfant :

« Voici deux verres d’eau. »

Elle désigne le premier verre : «  Est-ce que celui-ci contient plus d’eau ? »

Puis le second : « Est-ce que celui-là contient plus d’eau ? … Ou est-ce qu’ils ont la même quantité ? »

L’enfant répond qu’ils contiennent la même quantité d’eau.

« Mais que se passe-t-il si je prends ce verre d’eau et que je le vide dans cet autre verre ? » : la psychologue verse l’eau de l’un des verres dans un verre plus étroit et plus grand. Elle désigne successivement les verres : « Est-ce que celui-ci contient plus d’eau ? Est-ce que celui-là contient plus d’eau ? Ou ont-ils la même quantité ? »

L’enfant désigne le plus grand verre et répond : « Celui-ci a plus d’eau. »

La psychologue lui demande comment elle le sait et l’enfant répond : « Il est plus grand. »

La psychologue pose ensuite deux rangées de 6 jetons devant l’enfant (qui les compte), chaque jeton de la première rangée étant placé en face d’un jeton de la deuxième rangée pour que l’enfant voie bien qu’il y a le même nombre.

« Donc, nous avons cette rangée-ci et cette rangée-là. Est-ce que celle-ci a plus de jetons ? Est-ce que celle-là en a plus ? Ou est-ce qu’elles ont le même nombre de jetons ? ».

L’enfant répond qu’il y a le même nombre de jetons.

La psychologue écarte alors les jetons de la première rangée : « Et si je fais ça, est-ce que cette rangée-ci en a plus, est-ce que cette rangée-là en a plus ou est-ce qu’elles ont le même nombre de jetons ? ». L’enfant désigne la rangée où les jetons ont été écartés et répond :

« _Celle-ci en a le plus. 

_ Comment ça se fait ? »

L’enfant montre par un geste que la première rangée est plus longue.

La psychologue retire alors 3 jetons de chaque rangée et aligne les jetons restant (il y a donc deux rangées de3 jetons placés les uns en face des autres).

« _ Combien cette rangée-ci a-t-elle de jetons ?

_ 3.

_ Combien cette rangée-là a-t-elle de jetons ?

_ 3.

_ Est-ce que cette rangée-ci a plus de jetons ? Est-ce que cette rangée-là a plus de jetons ? Ou est-ce qu’elles ont la même quantité de jetons ?

_ Elles ont la même quantité.

Là encore, la psychologue écarte les jetons de la première rangée et demande à l’enfant si les rangées ont la même quantité ou si l’une d’entre elles en a plus que l’autre. L’enfant répond que la première rangée (celle dont les jetons ont été écartés) en a le plus.

Bon, techniquement, dans la vidéo, ce sont des gâteaux apéritifs donc la gamine finit par les manger, mais bon, normalement, c’est censé être des jetons.

Je n’ai pas traduit la suite de la vidéo. Pour résumer : comme le père de l’enfant est totalement abasourdi par la façon de raisonner de sa fille, il essaie de lui faire parvenir au raisonnement correct… sauf que ça dépasse complètement l’enfant : on assiste alors au fameux déséquilibre qui entraîne un conflit cognitif.

Ce ne sont pas les seules manifestations de l’égocentrisme intellectuel : il y a aussi l’animisme (il prête une intention aux choses, considère que tout ce qui bouge est vivant, pense que les objets ont une âme : la lune et le soleil ont un visage, son ombre le suit…), ou encore l’artificialisme, etc. Pour plus de détails : http://www.doctissimo.fr/html/psychologie/grands_auteurs/ps_1323_jean_piaget2.htm


Le stade opératoire concret

L’enfant a alors entre 7 et 11 ans. Sa pensée change de structure et devient opératoire : il est capable de se représenter mentalement les actions. Si au stade précédent il se remettait au hasard, il est maintenant capable de raisonnement logique, à condition qu’il y ait un lien avec le concret. Sa pensée commence à être réversible (il est capable de faire des retours en arrière, de se représenter l’annulation d’une action) pour les phénomènes observables.

L'enfant devient capable de coopération. La camaraderie se développe, les jeux se déroulent en s'appuyant sur des règles valables pour tous. Le sentiment de justice morale et l'autonomie se développent.

Pour aller plus loin : http://isabellesamyn.e-monsite.com/rubrique,operations-concretes,1001641.html

 
Le stade opératoire formel

Ce stade se développe à partir de 11-12 ans et est optimal à partir de 16 ans. C'est le stade des opérations logiques, abstraites, du raisonnement par hypothèses et déductions. La combinaison des idées remplace le raisonnement de proche en proche, utilisé au stade précédent. Ces opérations sont liées à un langage plus mobile et amènent à la construction de systèmes et non à la recherche de solutions immédiates. L'individu élabore ici une représentation d'une représentation.

Pour avoir d’autres exemples d’épreuves que Piaget a fait passer aux enfants pour étudier leur manière de raisonner : http://lecerveau.mcgill.ca/flash/a/a_09/a_09_p/a_09_p_dev/a_09_p_dev.html

Quelques liens :

http://tecfa.unige.ch/tecfa/teaching/UVLibre/0001/bin66/textes/theoa.htm#differentsstades

http://www.psychologue.fr/ressources-psy/freud-piaget-wallon.pdf

http://psychiatriinfirmiere.free.fr/infirmiere/formation/psychiatrie/enfant/therapie/piaget.htm




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